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Le point sur les tempêtes et autres calamités naturelles en Belgique

Avez-vous déjà été victime d’une violente tempête ou d’une averse de grêle hors du commun ? Vous êtes-vous déjà retrouvé(e) avec de l’eau jusqu’aux genoux ? Dans l’affirmative, vous pouvez en témoigner : quand Dame Nature se déchaîne, elle est capable de causer des dégâts considérables. 

La tempête qui s’est abattue sur le festival Pukkelpop en 2011 a donné lieu à l’ouverture de 58 000 dossiers sinistres. Quant à la tempête de grêle de l’été 2014 et aux intempéries de 2016, les assureurs ont reçu respectivement 150 000 et 84 000 demandes d’indemnisation. Il s’agit bien entendu de situations extrêmes. Il n’empêche que, chaque année, un grand nombre de nos compatriotes font intervenir leur assurance suite à des dégâts causés par une tempête, une inondation ou une violente averse de grêle.

Les images impressionnantes de ces phénomènes atmosphériques et les prévisions alarmantes concernant les changements climatiques doivent nous amener à nous questionner quant à notre avenir et à la manière de nous comporter face aux caprices de la nature. Quelles sont les mesures à prendre afin de limiter les conséquences de ces catastrophes naturelles ? Petit aperçu.

Qu’entend-on par tempête ?

Selon la définition qu’en donne l’IRM, une tempête est une perturbation atmosphérique comprenant des vents d’une intensité moyenne de 9 sur l’échelle de Beaufort. En d’autres termes, on parle de tempête lorsque le vent atteint la vitesse minimum de 75 km/h, mesurée sur 10 minutes à une hauteur de 10 mètres au-dessus de la station d’observation. En règle générale, les dégâts causés par une tempête sont peu conséquents. Bien qu’un orage s’accompagne fréquemment de chutes de pluie et/ou de grêle, cela ne suffit généralement pas à le requalifier en tempête.

Au-delà de 90 km/h, on parle de forte tempête. À partir de 103 km/h, de très forte tempête. Dès que les vents dépassent les 117 km/h, nous sommes en présence d’un ouragan. L’épisode tempétueux le plus violent qu’ait connu la Belgique s’est produit pendant les terribles intempéries qui ont frappé toute l’Europe en 1990, avec des pointes mesurées à 168 km/h à Beauvechain le 25 janvier.

tempêtes naturelles

Les tempêtes sont-elles plus nombreuses qu’avant ?

En Europe, depuis le début du XXe siècle, la fréquence et l’intensité des tempêtes présentent d’importantes fluctuations. En termes d’intempéries, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Ces dernières années, notre pays a été particulièrement épargné, tandis que les catastrophes naturelles faisaient rage un peu partout en Europe.

Il n’existe à ce jour qu’une seule étude faisant état d’une augmentation du nombre de tempêtes en Europe du nord et de l’ouest, mais ses constatations ne sont pas concluantes. Hormis certains noms ronflants dont les médias font leurs choux gras (orages supercellulaires, bourrasques descendantes, grappes de cellules orageuses), il n’y a pas d’évolution significative en termes de fortes tempêtes. La plupart des scientifiques et des climatologues admettent cependant que l’intensité des précipitations augmentera dans le futur. Plus le réchauffement climatique s’intensifie, plus la quantité de vapeur d’eau est importante. Dès lors, les épisodes pluvieux se multiplient et prennent parfois la forme d’averses de grêle.

Les dégâts dus aux tempêtes, aux inondations et à la grêle

Diverses études estiment que le coût des dégâts provoqués par des conditions climatiques extrêmes augmentera considérablement au cours des prochaines décennies. Ces intempéries prendront davantage la forme de pluies diluviennes et d’averses de grêle que de tempêtes. L’augmentation des phénomènes de précipitations extrêmes sur un laps de temps très court va accroître les risques d’inondations. Selon les climatologues, les précipitations pourraient augmenter d’environ 30 pour cent d’ici la fin du XXIe siècle. Même dans nos contrées, l’alternance d’épisodes pluvieux et de périodes de canicule et de sécheresse constitue un défi pour le secteur agricole.

Dans l’immédiat, nous n’avons pas de craintes à avoir pour notre sécurité. La plupart du temps, un solide parapluie en automne et une crème solaire écran total l’été devraient suffire. Pour ce qui est des dégâts causés par des phénomènes naturels, nous bénéficions généralement d’une bonne couverture grâce à l’assurance incendie.

calamités naturelles

Êtes-vous suffisamment assuré(e) ?

Une assurance incendie ou assurance habitation couvre en principe les dégâts soudains et imprévisibles dont vous ne pouvez pas être tenu(e) pour responsable (y compris ceux dus aux tempêtes, à la grêle ou aux précipitations abondantes). L’assurance incendie couvre les dégâts occasionnés au logement, ainsi qu’à son contenu et, dans certains cas, également au jardin et à l’outillage. Toute médaille ayant son revers, la plupart des assurances prévoient une franchise d’environ 250 euros, laquelle vient en déduction de l’indemnité versée. Un conseil : lisez attentivement le contrat, particulièrement les clauses écrites en petits caractères.

Certes, vous n’êtes pas à l’abri d’un désaccord avec la compagnie concernant l’indemnisation, auquel cas les tractations risquent de s’éterniser, ce qui retarde d’autant l’exécution des travaux de réparation.

Il arrive qu’une tempête, une inondation ou une averse de grêle extrême soit reconnue calamité naturelle par la Région flamande, wallonne ou bruxelloise. Les dégâts non couverts par votre assurance sont alors pris en charge, selon la Région, par le Vlaams Rampenfonds ou par le Fonds Régional des Calamités.

Mieux vaut prévenir que guérir

Chez Luminus, nous sommes parfaitement conscients du caractère fastidieux des dégâts survenant de manière inopinée. Afin de vous aider à surmonter rapidement ces situations délicates, nous avons créé le Service Confort, lequel effectue jusqu’à 5 000 interventions par an destinées à venir en aide aux personnes victimes de pannes ou de dégâts divers. Si vous souscrivez à ce service, nous vous garantissons une intervention rapide en cas de dommages imprévus à votre habitation.



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