Comment réduire les émissions de CO2 de mon habitation ?

Dans l’optique de contribuer à la préservation de la planète, le respect de l’environnement constitue l’une des principales préoccupations des personnes qui envisagent d’effectuer des investissements dans leur habitation. En effet, une réduction des émissions de CO2 se traduira par une réduction de l’empreinte écologique de votre logement. Nous avons recensé un certain nombre d’investissements durables et mesuré leur efficacité énergétique.

Qu’est-ce que le CO2 et pourquoi devons-nous réduire ses émissions ?

Le CO2 ou dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre. Les émissions proviennent essentiellement d’activités polluantes comme la combustion de ressources fossiles telles que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Le CO2, c’est aussi le gaz que nous émettons à chaque respiration. Les arbres, en revanche, absorbent le CO2 contenu dans l’air. Un arbre séquestre environ 22 kg de CO2 par an.

Un excès de CO2 dans l’air provoque une augmentation de la température terrestre. Le réchauffement climatique engendre des phénomènes naturels tels que des inondations, des sécheresses, la fonte de la calotte glacière… Bref : un dérèglement environnemental catastrophique. Afin d’éviter ce scénario du pire, nous devons tous réduire nos émissions de CO2. L’une des pistes consiste à diminuer l’empreinte carbone de nos habitations.

Consommer moins réduit votre empreinte écologique

On estime à 5 tonnes l’empreinte carbone annuelle d’une habitation moyenne. Environ quatre tonnes proviennent de la chaudière, la tonne restante étant imputée à notre consommation électrique. Ceci équivaut à la quantité de CO2 absorbée par 200 arbres en une année. Le moyen le plus simple de réduire votre empreinte carbone est d’adapter la façon dont vous chauffez votre maison ou votre eau sanitaire. Plus votre habitation est économe en énergie, moins vous émettez de CO2. Mais comment vous y prendre concrètement ? Il existe différentes solutions pour un chauffage durable ayant également un impact non négligeable sur votre confort d’habitation.

Les mesures visant à réduire les émissions de CO2 de votre habitation

Isolation

On a souvent tendance à minimiser l’impact, en termes de développement durable, d’un investissement tel que l’isolation de la toiture, du sol ou des murs creux. Il existe aujourd’hui une large gamme de matériaux d’isolation abordables et à haut rendement, offrant un temps de retour sur investissement très court.

La réduction des émissions de CO2 dépend du type d’isolation pratiqué. Dans l’exemple qui suit, nous nous sommes basés sur une habitation moyenne émettant 4 tonnes de CO2 par an, dont le chauffage représente 70 % de la consommation énergétique, avec une économie de 30 % pour l’isolation de la toiture, de 25 % pour l’isolation des murs creux et de 10 % pour l’isolation du sol :

  • L’isolation de la toiture permet d’économiser jusqu’à 840 kg de CO2/an.
  • L’isolation des murs creux permet d’économiser jusqu’à 700 kg de CO2/an.
  • L’isolation du sol permet d’économiser jusqu’à 280 kg de CO2/an.

Par ailleurs, l’isolation augmente le confort d’habitation, tout en garantissant une température agréable (chaleur en hiver et fraîcheur en été) et en réduisant les désagréments générés par les courants d’air.

Pour en savoir plus sur les avantages, lisez notre article « 6 bonnes raisons d’isoler votre habitation ».

Chaudière à condensation

Un ménage possédant une chaudière au gaz consomme en moyenne 20 000 kWh sur base annuelle, soit environ 0,2 kg de CO2 par kWh de gaz ou 4 000 kg de CO2 par an. Si vous remplacez votre ancienne chaudière traditionnelle par un modèle à condensation (à haut rendement), votre consommation diminuera de 15 % à 30 %. Soit, dans l’exemple qui nous occupe, une réduction de 600 à 1 200 kg de CO2 par an.

Quant au mazout, il émet environ 0,26 kg de CO2 par kWh, soit, à peu de choses près, la même quantité qu’une chaudière au gaz. Le remplacement de votre ancienne chaudière au mazout par une chaudière de nouvelle génération produira un effet similaire en termes de gain de CO2. Attention : depuis 2021, il est interdit d’installer une chaudière au mazout dans les constructions neuves ou en cas de rénovation d’envergure. Pour les habitations existantes, l’interdiction n’entrera en vigueur qu’en 2035.

Panneaux solaires

Le soleil est une source d’énergie importante dont de plus en plus de foyers et d’entreprises réalisent les avantages. L’énergie solaire est en effet infiniment plus durable que celle produite par les combustibles fossiles.

En produisant vous-même votre énergie à l’aide de panneaux solaires, vous émettez environ 80 % de CO2 en moins par rapport au mix électrique du réseau belge. La production d’électricité pour le réseau belge génère environ 297 grammes de CO2 par kWh. Si vous produisez votre propre électricité à l’aide de panneaux solaires, vous générez seulement 55 grammes de CO2 par kWh (production et recyclage des panneaux inclus). Pour une consommation de 3 500 kWh par an, vous économisez donc plus de 800 kg de CO2 sur base annuelle.

Pour en savoir plus à propos des panneaux solaires, consultez notre e-book gratuit. C’est une véritable mine d’astuces et d’informations pratiques.

Pompes à chaleur

Il existe plusieurs modèles de pompes à chaleur, de taille et de poids différents. L’impact sur la consommation et l’économie de CO2 varie en fonction du type de pompe choisi. Une pompe à chaleur air-air possède un coefficient d’efficacité deux à quatre fois plus important que celui d’une chaudière au gaz, tandis que la puissance calorifique d’une pompe eau-eau est même cinq fois supérieure. Si vous optez pour un système hybride combinant pompe à chaleur et chaudière à condensation au gaz (en période de pics de consommation), le gain de CO2 sera de l’ordre de 800 kg par an.

  • Étant donné que les pompes à chaleur consomment énormément d’électricité, il est utile de les associer à des panneaux solaires. Une telle combinaison permet de réduire encore davantage l’empreinte carbone.

Portes et fenêtres

Remplacer vos portes et fenêtres mal isolées permet d’améliorer sensiblement votre bilan carbone. Par rapport au simple vitrage, un vitrage à haut rendement génère une économie pouvant atteindre 400 kg de CO2 par an, en fonction du nombre de vitres, de la taille des surfaces vitrées, etc. Le remplacement des chambranles de portes et de fenêtres permet également de limiter les déperditions de chaleur et de réduire les émissions de CO2. Aujourd’hui, tout le monde s’attèle d’une façon ou d’une autre à améliorer le score PEB de son habitation. 

Boiler solaire

Des capteurs solaires placés sur le toit transforment l’eau d’un boiler solaire en eau chaude, laquelle peut être utilisée dans la cuisine, dans la salle de bains ou comme eau de chauffage. Ce système permet d’économiser jusqu’à 300 kg de CO2 par an.

InvestissementGain CO2/anNombre d’arbresCoûtDélai d’amortissement
Isolation toiture1 300 kg593 000 euros (pour 100 m2)3 à 6 ans
Isolation murs creux800 kg36entre 4 000 et 6 000 euros (pour 150 m²)7 à 10 ans
Isolation soljusqu’à 500 kgjusqu’à 222 500 euros (pour 100 m²)5 à 10 ans
Remplacement par chaudière à condensationjusqu’à 1.000 kgjusqu’à 455 000 euros7 à 10 ans
Panneaux solairesjusqu’à 1.000 kgjusqu’à 456 000 euros (pour 12 panneaux)7 à 9 ans
Nouvelle installation pompe à chaleurjusqu’à 4.000 kgjusqu’à 182entre 5 000 et 23 000 eurosplus de 15 ans
Vitrage haut rendementjusqu’à 500 kgjusqu’à 23entre 7 000 et 9 000 euros (pour 50 m²)plus de 15 ans
Chauffe-eau solairejusqu’à 500 kgjusqu’à 233 500 euros13 à 20 ans
Batterie domestique5 000 euros
Chauffe-eau à pompe à chaleurjusqu’à 500 kgjusqu’à 233 000 eurosplus de 15 ans

*Les informations contenues dans ce tableau concernent des chiffres et des prix moyens pratiqués en Belgique et sont fournies à titre purement indicatif. Aucun droit ne saurait en découler.

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