En matière de chauffage, quelles sont les alternatives au mazout ?

Le pacte énergétique issu de la concertation entre le ministre fédéral et les différents ministres régionaux de l’Énergie prévoit notamment l’interdiction de vendre de nouvelles chaudières au mazout dès 2035. Les Régions flamande et bruxelloise ont même fixé cette échéance respectivement à 2021 et 2025.

Les personnes se chauffant au mazout n’ont cependant aucune crainte à avoir : l’interdiction concerne exclusivement la vente de chaudières neuves et non l’utilisation des chaudières existantes. Vous pourrez continuer à utiliser votre chaudière au mazout même au-delà de la date butoir de 2035. Toutefois, pourquoi ne pas envisager dès à présent les alternatives, a fortiori si vous devez remplacer votre chaudière ?

La future interdiction suscite énormément d’interrogations. Actuellement, près d’un tiers des ménages utilise le mazout pour se chauffer. La mise hors service définitive (obligatoire) de votre citerne à mazout entraînera inévitablement des frais. Mais quelles sont dès lors les solutions alternatives et quels en sont les avantages et les inconvénients ?

La chaudière au gaz naturel

À l’heure actuelle, le gaz naturel est le carburant le plus utilisé pour chauffer les habitations et l’eau sanitaire.

En vertu de la directive européenne « Ecodesign » de 2015, seules les chaudières à condensation correspondent désormais à la norme en matière de chauffage central (en cas d’achat d’une nouvelle chaudière). Passer d’une installation au mazout à un système au gaz naturel semble donc un choix évident :

  • Les canalisations et les radiateurs existants ne doivent pas être remplacés.
  • Une chaudière à condensation est relativement peu onéreuse (à partir de 3 500 euros, placement compris).
  • Par rapport à d’autres systèmes, une chaudière à condensation est peu encombrante.
  • Le raccordement au réseau de gaz naturel est facile et rapide. Adressez-vous à votre gestionnaire de réseau de distribution.

CONCLUSION : une chaudière à condensation au gaz est peu onéreuse et facile à installer. Découvrez notre article Comment choisir une nouvelle chaudière au gaz en 6 leçons.

La pompe à chaleur

Les pompes à chaleur produisent l’énergie la moins chère et la plus durable. Vous êtes moins tributaire du réseau et des fluctuations des prix de l’énergie. Il existe différents types de pompes à chaleur. Le choix du modèle adéquat dépend de la situation de votre logement, ainsi que de vos besoins.

Une pompe à chaleur est particulièrement conseillée en matière de constructions neuves ou de rénovations lourdes :

  • Malgré les primes en vigueur (Région flamande, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale), le prix d’achat demeure élevé et le temps de retour sur investissement est relativement long.
  • En matière d’eau sanitaire, les pompes à chaleur (à l’exception des pompes air-air) doivent être couplées à un système de chauffage basse température.
  • En fonction du type de pompe, l’encombrement est plus ou moins important. Pour installer une pompe sol-eau, prévoyez un emplacement relativement grand dans votre jardin.
  • Afin de garantir en permanence un rendement suffisant, particulièrement en période hivernale, vous avez pratiquement toujours besoin d’une chaudière d’appoint (par exemple, une chaudière au gaz).

CONCLUSION : une pompe à chaleur est l’alternative la plus durable et est particulièrement conseillée pour les constructions neuves et les rénovations lourdes. Dans cet article, découvrez toutes les informations utiles en matière de pompes à chaleur.

La chaudière à biomasse ou à pellets

Une chaudière à biomasse ou à pellets est une alternative durable garantissant un rendement élevé. Par ailleurs, les granulés de bois (pellets) constituent un combustible relativement bon marché et la chaudière peut être raccordée aux canalisations existantes.

Toute médaille ayant son revers, les chaudières à pellets présentent un certain nombre d’inconvénients :

  • L’appareil est relativement encombrant et les granulés nécessitent un espace de stockage important.
  • Une chaudière à biomasse ou à pellets (à chargement automatique) coûte, au bas mot, deux fois plus cher qu’une chaudière au gaz.
  • Une chaudière à pellets nécessite des entretiens plus fréquents et plus onéreux que les autres systèmes.

CONCLUSION : une chaudière à biomasse ou à pellets constitue une option durable, à condition de disposer d’un local suffisamment grand pour installer l’appareil et entreposer les granulés.

Le boiler solaire

Un boiler solaire est toujours couplé à une chaudière. L’hiver, les collecteurs solaires fournissent à peine 20 % de l’énergie nécessaire pour maintenir la température à niveau ou chauffer l’eau. Le temps de retour sur investissement est en outre passablement long.

CONCLUSION : un boiler solaire constitue un investissement durable susceptible de remplacer avantageusement votre chaudière au mazout.

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