Conduire 100 % électrique : est-ce vraiment si cher ?

Le nombre de véhicules électriques présents dans le parc automobile ne cesse de croître. La plupart des particuliers et des indépendants achètent une voiture électrique en raison du prix exorbitant des carburants, ainsi que des préoccupations environnementales. Force est cependant de constater que le prix d’achat est encore dissuasif. Qu’en est-il en réalité ?

Quelle différence de prix entre un véhicule thermique et une voiture 100 % électrique ? Qu’en est-il en matière d’entretien ? Le propriétaire d’une voiture électrique peut-il bénéficier d’avantages fiscaux ? Dans cet article, nous examinons l’impact financier de la conduite 100 % électrique. 

Prix d’achat et valeur de revente d’une voiture électrique

À l’heure actuelle, un véhicule électrique reste plus cher à l’achat qu’une voiture équipée d’un moteur à combustion. En cause principalement : le prix élevé des batteries et les coûts R&D (Recherche & Développement) qui, en définitive, sont payés par le consommateur. 

Pour un véhicule milieu de gamme, la différence atteint aisément les 10 000 €. Une chose est cependant certaine : les prix des voitures électriques ne cessent de diminuer. 

  • La concurrence entre les marques est de plus en plus forte et les modèles toujours plus nombreux.
  • Le coût de la recherche est quasiment amorti et la technologie est pratiquement au point.
  • Les batteries sont de moins en moins chères et de meilleure qualité.
  • Le marché de l’occasion est devenu concurrentiel.

Selon certaines études, la valeur de revente des voitures électriques actuelles est comprise entre 40 % et 47,5 % de leur prix d’achat après 5 ans (contre un maximum de 42,5 % pour les voitures essence et 35 % pour les voitures diesel).

Conduire électrique

Qui dit voiture électrique, dit frais de consommation réduits

En matière de frais de consommation, le moteur électrique possède plusieurs longueurs d’avance sur le moteur à combustion :

  • Le prix moyen aux 100 kilomètres est d’environ 3 euros.
  • Le prix des carburants fossiles augmente plus rapidement que celui de l’électricité.
  • Il existe différents moyens et emplacements pour recharger gratuitement les batteries.
  • Des bornes de recharge fleurissent sur un grand nombre de sites d’entreprises, afin de permettre aux salariés de recharger leur véhicule pendant les heures de bureau.
  • Un nombre sans cesse croissant de particuliers produisent leur propre électricité. L’électricité excédentaire peut dès lors être utilisée pour recharger la voiture.

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Qui dit véhicule électrique, dit entretien réduit

Annuellement, les frais d’entretien d’un véhicule traditionnel sont au moins deux fois plus élevés que ceux d’un modèle électrique. Explication : un moteur électrique est composé de peu d’éléments mobiles qui, de surcroît, s’usent moins rapidement. Les seuls éléments qui s’usent plus vite et nécessitent d’être remplacés plus fréquemment sont les pneus. En cause : un poids et un couple moteur élevés.

Lisez aussi notre article : Comment recharger votre voiture électrique ou hybride rechargeable à la maison ?

Conduire électrique

Les avantages fiscaux d’une voiture électrique

La charge fiscale annuelle d’un véhicule 100 % électrique est très peu élevée. Par ailleurs, la Flandre octroie une prime intéressante. Voici un aperçu :

  • La taxe de mise en circulation (TMC) : en Région flamande, les propriétaires d’un véhicule 100 % électrique sont exemptés de TMC. En Région wallonne et de Bruxelles-Capitale, la TMC est plafonnée au montant minimum, soit 61,50* €.
  • La taxe de circulation : en Wallonie et à Bruxelles, la taxe est également plafonnée (83,95* €). En Flandre, les véhicules électriques sont exemptés de taxe de circulation.
  • Les entreprises et les indépendants qui investissent dans un véhicule totalement électrique bénéficient d’une déduction fiscale de 100 %. Ce taux s’applique également aux pneus et aux bornes de recharge. 

    De plus, le gouvernement fédéral supprimera progressivement les avantages fiscaux pour les voitures de société non électriques entre 2023 et 2026. À partir de 2026, seuls les véhicules de société électriques seront déductibles fiscalement.
  • Depuis le 1er août 2019, l’Autorité flamande octroie une prime en cas d’achat ou de leasing d’une batterie domestique. À partir de 2022, cette prime s’élèvera à maximum 1 725 euros TVA comprise. 
  • Depuis septembre 2021, les particuliers bénéficient également d’une réduction d’impôt lors de l’installation d’une borne de recharge, qui diminuera au fil des ans et passera de 45 % à 15 % du montant de l’investissement en 2024. 
  • Certaines villes et communes proposent des mesures de soutien aux particuliers pour l’achat ou la location d’une voiture 100 % électrique. 

*Montants valables au 31/05/2021

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En conclusion

Si l’on tient compte d’une différence de prix à l’achat de 10 000 €, de 10 000 kilomètres parcourus annuellement, des incitants fiscaux, de la consommation moindre et des frais d’entretien inférieurs, il faut compter environ 10 ans pour combler cet écart. Et c’est sans compter sur la levée de l’avantage fiscal pour les voitures de société « traditionnelles » qui roulent à l’énergie fossile.

Attention : ces chiffres se réfèrent à l’achat d’un véhicule neuf et sont fortement tributaires du prix des voitures traditionnelles. Le marché automobile offre une large gamme de modèles allant de la voiture bon marché aux marques les plus luxueuses. Les voitures traditionnelles de milieu de gamme n’ont qu’à bien se tenir car l’avenir est manifestement électrique. 

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