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Conduire 100 % électrique : est-ce vraiment si cher ?

Le nombre de véhicules électriques présents dans le parc automobile ne cesse de croître. Un phénomène qui s’explique, notamment, par le prix exorbitant des carburants, ainsi que par des préoccupations environnementales. Force est cependant de constater que le prix d’achat d’une voiture électrique est encore dissuasif. Qu’en est-il en réalité ?

Quelle différence de prix entre un véhicule thermique et une voiture 100 % électrique ? Qu’en est-il en matière d’entretien ? Le propriétaire d’une voiture électrique peut-il bénéficier d’avantages fiscaux ? Dans cet article, nous examinons l’impact financier de conduire 100 % électrique.

Prix d’achat et valeur de revente

À l’achat, un véhicule électrique coûte plus cher qu’une voiture équipée d’un moteur à combustion. En cause principalement : le prix élevé des batteries et les coûts R&D (Recherche & Développement) qui, en définitive, sont payés par le consommateur. Pour un véhicule milieu de gamme, la différence atteint aisément les 10 000 euros. Une chose est cependant certaine : les prix ont tendance à baisser et les voitures électriques deviendront de plus en plus abordables dans un avenir relativement proche :

  • La concurrence entre les marques est de plus en plus forte et les modèles toujours plus nombreux.
  • Le coût de la recherche est quasiment amorti et la technologie est pratiquement au point.
  • Les batteries sont de moins en moins chères et de meilleure qualité.
  • Si le marché de l’occasion se développe, il deviendra concurrentiel.

Si le marché de la voiture électrique d’occasion est encore marginal, les perspectives sont encourageantes. Des études montrent que les voitures hybrides possèdent aujourd’hui la meilleure valeur résiduelle, suivies de près par les véhicules essence et diesel. Après trois ans, la valeur de revente est respectivement égale à 45 et 43 pour cent du prix d’achat. Entre 2013 et 2017, la valeur résiduelle des voitures électriques (après trois ans) est passée de 20 % à environ 30 %. Selon toute vraisemblance, cette progression se poursuivra dans les années à venir. En attendant, échaudés par le prix d’achat et inquiets de ne pas obtenir une valeur de revente satisfaisante, de nombreux acheteurs hésitent à franchir le pas.

Conduire électrique

Frais de consommation réduits

En matière de frais de consommation, le moteur électrique possède plusieurs longueurs d’avance sur le moteur à combustion :

  • Le prix moyen aux 100 kilomètres est d’environ 3 euros.
  • Le prix des carburants fossiles augmente plus rapidement que celui de l’électricité.
  • Il existe différents moyens et emplacements pour recharger gratuitement les batteries.
  • Des bornes de recharge fleurissent sur un grand nombre de sites d’entreprises, afin de permettre aux salariés de recharger leur véhicule pendant les heures de bureau.
  • Un nombre sans cesse croissant de particuliers produisent leur propre électricité. L’électricité excédentaire peut dès lors être utilisée pour recharger la voiture.

Qui dit véhicule électrique, dit facilité d’entretien

Annuellement, les frais d’entretien d’un véhicule traditionnel sont au moins deux fois plus élevés que ceux d’un modèle électrique. Explication : un moteur électrique est composé de peu d’éléments mobiles qui, de surcroît, s’usent moins rapidement. Les seuls éléments qui s’usent plus vite et nécessitent d’être remplacés plus fréquemment sont les pneus. En cause : un poids et un couple moteur élevés.

Conduire électrique

Les avantages fiscaux

La charge fiscale annuelle d’un véhicule 100 % électrique est très peu élevée. Par ailleurs, les voitures électriques bénéficient de certains avantages fiscaux, différents selon les régions :

  • La taxe de mise en circulation (TMC) : en Région flamande, les propriétaires d’un véhicule électrique sont exemptés de TMC. En Région wallonne et de Bruxelles-Capitale, la TMC est plafonnée au montant minimum, soit 61,50 euros.
  • Taxe de circulation : en Flandre, les véhicules électriques sont également exemptés de taxe de circulation. En Wallonie et à Bruxelles, la taxe est plafonnée à 77,35 euros.
  • Quant aux entreprises, elles bénéficient de 120 % de déduction fiscale, toutes régions confondues.

En conclusion

Si l’on tient compte d’une différence de prix à l’achat de 10 000 euros, de 10 000 kilomètres parcourus annuellement, des incitants fiscaux, de la consommation moindre et des frais d’entretien inférieurs, il faut compter environ 10 ans en Wallonie et 6 ans en Flandre pour combler cet écart.

Attention : ces chiffres se réfèrent à l’achat d’un véhicule neuf et sont fortement tributaires du prix des voitures traditionnelles. Le marché automobile offre une large gamme de modèles allant de la voiture bon marché aux marques les plus luxueuses. Les voitures traditionnelles de milieu de gamme n’ont qu’à bien se tenir car l’avenir est manifestement électrique.

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