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Tout savoir sur le label énergie

Un grand nombre d’appareils électriques possèdent un label énergie exprimant l’efficacité énergétique du produit en question. Jadis, 60 pour cent des labels affichés par les fabricants n’étaient vraisemblablement pas fiables. Malgré certains manquements, les chiffres récents paraissent nettement plus crédibles.

Obligatoire en Europe depuis 1995, le label énergie exprime le score énergétique d’un appareil, réparti en sept classes d’efficacité énergétique allant de « très économe » (A+++) à « très énergivore » (G). Au fil des années, la classe A a été détrônée par des classes énergétiques plus élevées (A+, A++ et A+++). Ceci est la conséquence directe des progrès technologiques qui ont permis de fabriquer des appareils de moins en moins énergivores.

D’après une étude, huit consommateurs sur dix admettent tenir compte du label énergie lors de l’achat d’un appareil électrique. L’écart de prix entre les différentes classes d’efficacité énergétique peut atteindre plusieurs centaines d’euros.

Pourquoi un label énergie ?

Lors de l’achat d’un nouvel appareil électrique, il convient non seulement de tenir compte de son prix, mais également de sa consommation. Suite à l’augmentation constante des prix de l’énergie, l’efficacité énergétique des appareils électriques prend de plus en plus d’importance.

Au final, un appareil plus cher possédant un meilleur label énergie pourra donc se révéler bien plus économique qu’un appareil moins cher dont le label est peu satisfaisant. Sans oublier qu’un appareil consommant peu d’énergie contribue à préserver l’environnement.

Que trouve-t-on sur un label énergie ?

Les labels énergie et les classes d’efficacité énergétique sont utilisés de manière uniforme dans l’ensemble de l’Union européenne, ce qui permet de comparer efficacement les caractéristiques des appareils au sein d’une même catégorie (consommation énergétique, consommation d’eau, etc…). Les données reprises sur le label sont basées sur des normes-tests prescrites dans la législation européenne.

Sur le label figurent les éléments suivants :

  1. La marque et le type de l’appareil
  2. La consommation d’énergie annuelle exprimée en kWh
  3. L’échelle de classification : de la classe A+++ à la classe G
  4. Des flèches de couleur exprimant l’efficacité énergétique : de vert foncé (efficacité énergétique élevée) à rouge (efficacité énergétique faible)
  5. Des pictogrammes supplémentaires illustrant des caractéristiques spécifiques. Pour un lave-linge, il s’agit par exemple de la consommation d’eau, de l’efficacité de l’essorage et de la capacité exprimée en kg

Quels appareils possèdent un label énergie ?

  • Les lave-vaisselle
  • Les hottes
  • Les appareils de réfrigération
  • Les fours électriques
  • Les fours au gaz
  • Les aspirateurs
  • Les téléviseurs
  • Les sèche-linge
  • Les lave-linge
  • Les armoires à vin et les caves de vieillissement

Vous trouverez les labels énergie spécifiques à chaque catégorie sur le site www.energielabel.be.


Peut-on se fier aux labels énergie ?

Ce sont les fabricants qui testent la consommation énergétique de leurs appareils. À l’été 2015, 60 pour cent des appareils électriques affichaient un label incorrect. En principe, le contrôle des labels doit être effectué par le SPF Économie. Cependant, par manque de temps, d’effectifs et de moyens, à peine une centaine d’appareils ont été testés entre 2009 et 2014.

Début octobre 2015, le ministre Peeters annonçait que le SPF Économie allait renforcer les contrôles. Les tests effectués en 2015 et 2016 indiquent que les labels énergie sont devenus plus fiables. Il subsiste cependant des anomalies, notamment en ce qui concerne les réfrigérateurs et les congélateurs. Ces irrégularités concernent principalement des informations erronées, incomplètes ou manquantes dans la description technique.

Le label énergie du futur

Dans le souci d’améliorer la fiabilité des labels énergie, le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne ont récemment conclu un accord concernant la création d’une base de données dans laquelle les fabricants doivent enregistrer tous les produits soumis à l’étiquette énergie. Cet enregistrement doit avoir lieu avant même la mise sur le marché du produit.

Cette base de données permettra aux consommateurs d’avoir librement accès aux informations non classifiées, telles que la marque, la cible et la classe énergétique. Quant aux informations confidentielles telles que les rapports de tests, elles ne seront accessibles qu’aux autorités de surveillance du marché des États membres. La base de données est censée améliorer le contrôle et la conformité des produits.

Dans un délai de cinq ans, une échelle d’étiquetage énergétique unique, étalonnée de A à G, sera mise en place. Cette mesure permettra de différencier clairement les appareils à haute efficacité énergétique des appareils plus énergivores.

Que signifie la marguerite ?

Pour les appareils très économes en énergie, fabriqués de manière écologique et composés de matériaux recyclables, on ajoute parfois sur l’étiquette une marguerite symbolisant le label écologique communautaire.




Vers www.luminus.be